La production du melon

Les trois bassins de production

Et non… le melon charentais ne provient pas que de Charente ! En France, trois bassins principaux le produisent : le Sud-Est, le Sud-Ouest, et le Centre-Ouest.

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D’où vient vraiment le melon charentais ?

Bien que l’on trouve des productions de melons dans les départements de Charente et de Charente-Maritime, le melon « charentais » est une appellation commerciale et en aucune façon une mention d’origine territoriale de production.

En France, au niveau des plantations, on dénombre plusieurs modes de production qui permettent d’étaler les récoltes du mois de mai pour les plus précoces (bassin Sud-Est) au mois d’octobre pour les plus tardifs (bassin Centre-Ouest) sans oublier le Bassin Sud-Ouest, qui est le deuxième à rentrer en production. On dénombre les melons sous « abris », les melons sous « chenilles », les melons sous « bâches » et les melons de « plein champ ».

Le melon charentais « vert » est essentiellement produit au Maroc et en Espagne. Bien qu’il soit également produit en Espagne et au Maroc, le melon charentais « jaune » est majoritairement produit en France dans 3 bassins de production (Sud-Est, Sud-Ouest et Centre-Ouest) qui totalisent en moyenne 250 000 (1) tonnes par an (moyenne sur 5ans en 2019).

production du melon en France

Les trois principaux bassins de production sont :

Le bassin Sud-Est : 98 000 tonnes (3) (PACA, Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes)

Le bassin Sud-Ouest : 52 000 tonnes (3) (Aquitaine, Midi-Pyrénées)

La région du Centre-Ouest : 72 000 tonnes (3) (Poitou-Charentes, Centre, Pays de la Loire)

La production européenne s’élève à près de 2 millions de tonnes (2).

L’Espagne devance l’Italie en production. La France arrive en troisième place au niveau européen pour la production de melon.

(1) source SAA (Statistique agricole annuelle), mai 2020
(2) source EUROSTAT, 2018
(3) source SSP, décembre 2019

Le melon charentais, une passion qui se communique !

Les producteurs ont à cœur de vous partager leurs secrets de production ! Découvrez le témoignage de Jérome, producteur dans le Sud Est, d’Anne, productrice dans le Sud Ouest, et de Myriam et Vincent, producteurs dans le Centre Ouest.

Anne, productrice de melons dans le Sud Ouest

Dans notre métier, ce qui me semble être le défi qu’on a à relever, c’est que vous avez à J-1 un melon qui n’est pas mûr, et vous repassez le lendemain à J-0 ce même melon sera mûr. Il faut alors le récolter immédiatement puisqu’il doit être expédié au plus tard dans les 24h à 48h pour que vous puissiez le recevoir à partir de ce J-0 à J+3 jusqu’à J+5 !

“Tous les enjeux de notre métier se résument donc à une course contre la montre.”

Jérome, producteur de melons dans le Sud Est

C’est un métier prenant et passionnant, la production utilise beaucoup de mains d’œuvre. La plantation se fait à la main et la récolte avec deux outils : le bâton pour chercher le melon et un sécateur pour le couper à maturité. Ensuite, le melon va aller en station de conditionnement pour être mis dans des colis et transporté jusqu’aux différents stades de distribution.

“Beaucoup de producteurs disent qu’ils ne sont pas nés dans les choux, mais plutôt dans les melons.”

Myriam et Vincent, producteur de melons dans le Centre Ouest

La culture du melon est passionnante, exigeante et stressante pour obtenir un melon de qualité et sucré ! Il se passe à peu près 45 à 50 jours entre le stade des plantules et celui des fleurs qui sont fécondées grâce aux pollinisateurs. Ensuite, la récolte se fait en fonction de la météo entre tous les jours ou tous les deux jours selon la maturité du fruit et des variétés.

“Le melon charentais est plébiscité par les français à plus de 98%”

Derrière ce beau melon, se cachent des producteurs passionés

Le melon
au fil des saisons


Le rôle
de l’AIM


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